Avant de reprendre le cours de ses balades il est préférable de s’assurer que la machine est « à jour » de ses entretiens et de procéder, par la même occasion à quelques vérifications visuelles.
Incontournables si vous souhaitez éloigner le sieur « Murphy » et ses sales pattes de vos projets…
Alors, aujourd’hui, chapitre 1, le nettoyage, le graissage et la tension de la chaîne de transmission secondaire. Comme on sera très proche des éléments de la partie cycle, on va en profiter pour inspecter visuellement d’autres « organes » …
Pour commencer on va nettoyer la chaîne, la couronne, le pignon de sortie de boîte (rarement fait en concession ou autre bouclard !). Comme nettoyant vous pouvez utiliser les produits « spécialement » dédiés à cet usage. Avantage, ces produits nettoient bien et débarrassent la vieille graisse et toutes les saletés qui s’y trouvent.
Qui plus est, le fait qu’ils soient souvent conditionnés sous forme de d’aérosol vous permet un mini nettoyage avec un double-effet : dissolution de la graisse usagée et diffusion sous (faible) pression au niveau des joints toriques.
Inconvénient, ces produits sont chers pour ce qu’ils sont. Donc vous pouvez faire l’impasse sur cette dépense et préférer un autre solvant-nettoyant tel que le pétrole désaromatisé.
Néanmoins il faut se souvenir que ces produits sont élaborés et testés pour permettre un nettoyage sans endommager les surfaces fragiles telles que les joints toriques disposés entre les mailles de la chaîne.
Ne sont pas conseillés en raison de leur agressivité sur ces fameux joints :
Les produits tels que l’acétone, le trichloréthylène, l’essence sans plomb, le gazole (concernant le gazole, les additifs antigel qu’il contient sont nocifs pour les joints toriques. Il reste en revanche utilisable sur les chaînes sans joints). Je tempère mon propos en disant que si vous n’avez rien d’autre sous la main, cela peut faire l’affaire exceptionnellement.
Le plus simple (et le moins coûteux) est d’employer du pétrole désaromatisé (dit aussi pétrole lampant) ou de l’essence F, disponibles en rayon (ou magasin) de bricolage ou droguerie. L’appliquer au pinceau, ou avec un pulvérisateur type jardinage (un vieux flacon de produit à vitre récupéré peut faire le job) en faisant attention aux éclaboussures. Il faut ensuite soigneusement sécher la chaîne au chiffon, avant d’appliquer la graisse propre.
Well… donc, on est parti.
Pour le nettoyage et le graissage j’avais déjà évoqué le sujet dans un de mes précédents post, ici :
https://ducati-multifadas.com/phpbb/vi ... php?t=3193
Ce que j’y rajoute aujourd’hui c’est le réglage de la tension de chaîne. Là-encore, sujet évoqué par votre serviteur ici :
https://ducati-multifadas.com/phpbb/vi ... php?t=3348

Autre détail supplémentaire, il est préférable de procéder à cet entretien au retour d’une balade plutôt qu’avant.
L’application « idéale » de la graisse sur la chaîne doit se faire après un parcours ayant permis de dilater les joints de par l’action de la chaleur.
Une fois la chaîne chaude et dilatée, la graisse pénètre mieux dans les maillons et permet également une évaporation plus rapide des solvants.
Ensuite il faut laisser reposer la graisse une dizaine d’heures pour assurer sa résistance à la force centrifuge.
En clair, graissez après un roulage d’au moins 10 km et laissez « reposer » pendant la nuit.
Quelques conseils de sécurité:
- Ne pas faire tourner la roue à l’aide du moteur, la chaîne pourrait accrocher vos doigts et vous faire perdre quelques phalanges.
- De même, pour éviter que l’embout de la bombe ou tube de graisse ne soit haché par la couronne, il est préférable de faire tourner la roue dans le sens inverse de la marche.
- La graisse, c’est gras… Donc ça glisse. Evitez absolument d’en projeter sur le pneu arrière de la moto. Si cela arrive, essuyez-le tout de suite avec un chiffon et le produit diluant la graisse, ensuite lavez la surface contaminée avec de l’eau tiède et du produit à vaisselle, sécher avec un chiffon doux. Perso, j’utilise un « cache » en carton découpé épousant, en demi-lune, la roue, la couronne et la chaîne. Rappel, pas de moteur, pas d’embrayage ! Je fais « défiler » la chaîne à la main.
Une fois le graissage terminé, il est temps de passer à la vérification de la tension de chaîne. Bon, apparemment un petit « écart » s’est produit, qu’il s’agit de réajuster. Rien de plus facile en suivant la procédure décrite dans le post ci-dessus, déjà cité.
Comme ça ne suffit pas, je vais « aller » jeter un coup d’œil d’un peu plus près ! Pour cela je me suis équipé d’un accessoire très utile pour les inspections visuelles, sans avoir à tout démonter ou jeter un œil à des endroits difficilement accessibles : un endoscope à fibre optique
Cet appareil électro-optique diffère, bien évidemment, des modèles « médicaux ». Mais le principe reste le même. Tout de suite, deux remarques :
Un endoscope de mécanicien est d’un budget largement ; trrrès largement, inférieur aux appareils d’endoscopie médicale. Et pour cause !
Sur les sites de vente en ligne vous trouverez un petit endoscope pour des prix souvent inférieurs à une soixantaine d’euros, voire…avec la tendance inflationniste .. ?
Ces appareils, au contraire de leurs « grands frères » à usage médical ne sont pas « articulés ». Il sont juste munis d’un cordon de fibre optique semi-rigide, auquel ont peu donner une « courbure » manuellement mais ne possèdent pas de commande pur cela.
Ils ont une « résolution » optique satisfaisante en « mécanique » ou inspection visuelle, mais ne soutiennent pas la comparaison avec leur « cousins » médicaux.
Voici donc l’appareil que j’utilise :
Il s’agit du DEPSTECH Bluart 3.0 Tech, Endoscope Industriel à Ecran 4.3"

Bon, actuellement il n’est plus commercialisé ou remplacé par un modèle plus récent. Pour vous faire une idée je vous renvoie à la page dédiée sur un site de vente en ligne bien connu :
https://www.amazon.fr/stores/page/80A7 ... f_=ast_bln
Bien évidemment il existe d’autres modèles / marques / budgets. A vous de voir si vous y trouvez votre bonheur. En ce qui me concerne il m’a beaucoup servi que ce soit en « mécanique » auto / moto, que pour d’autres usages domestiques.
Donc, pour la multi j’ai jeté un coup d’œil sous les carénages, sans tout démonter, et aujourd’hui un petit coup d’œil sur la chaîne m’a paru utile…

En finale on va retendre un « quart de poil » la chaine, on vérifie avec le gabarit et… It’s all right my Lord !

Voilà, voilà. Par ailleurs, comme je suis « penché » sur la partie cycle, on va aussi jeter un œil sur les plaquettes de frein, et « derrière » certains caches comme le cache de pompe à eau. Ce dernier accumule quelquefois nombre de saletés qui s’amalgament entre le cache et la durite de pompe à eau. Deux avantages à cette « inspection visuelle », nettoyer toute la M…de accumulée et vérifier qu’il n’y a pas de fuite au niveau du couplage de sortie Pompe à eau/Durite…


Je peux vous garantir que ces « petites » inspections derrière les « caches » ne sont pas souvent faites en concession…si elles le furent un jour. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même…
Voilà pour aujourd’hui, au prochain épisode il sera question d’un petit tuto sur : La vidange Huile Moteur. On essaiera de décrire toute la procédure et si je ne suis pas trop flemmard, un petit comparatif…pécuniaire entre la dépense en DIY ( Do It Yourself, faites-le vous-même) et la facture en concession…
A suivre… Ciao les Fadas !



