Les éléments se déchainent: Islande 2025
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Encore et toujours des images pourries, des lieux antipathiques et tout ce qui va avec, on se demande bien pourquoi elles donnent tant envie d'aller voir de ses propres yeux.

il vaut mieux se taire et passer pour un con que de parler et ne laisser aucun doute à ce sujet
Pierre Desproge
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Ce jour là, la pluie nous a accompagnée par intermittence. Les belles images ont un prix.
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Qu’est-ce que c’est moche !!
Vraiment, je en comprends pas ce que tu / vous êtes aller faire là haut !!!!
Merci encore de nous donner envie …
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Que du bonheur avec ma Multi et les Multifadas !!!!
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Nous sommes allés voir si la pluie mouille autant qu’en Norvège.
Concernant les photos, il ne faudra pas regarder les prochaines elles pourraient blesser les rétines.
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Concernant les photos, il ne faudra pas regarder les prochaines elles pourraient blesser les rétines.
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et voilà, il nous promet des trucs, histoire de nous faire languir

il vaut mieux se taire et passer pour un con que de parler et ne laisser aucun doute à ce sujet
Pierre Desproge
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Je préviens moi. C’est tout. 
Si on combine avec les photos des mousquetaires, il faudra écrire sur le fofo en braille.
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Je me marre tout seul en te lisant !!!!!
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Le 26 juillet: direction les highlands
C’est un moment (peut être the moment) que j’attends avec impatience. Nous au milieu de rien. Enfin rien, quand je dis rien ce n’est pas rien se trouver dans les highlands. Nous allons passer d’un monde surpeuplé d’une certaine forme de tourisme à la nature, la vraie, la pure, presque non aménagée.
Nous faisons les pleins et partons par quelques routes qui se transformerons en pistes très bientôt. A l’entrée du parc naturel, nous faisons une halte pour prendre quelques forces et faisons la rencontre du ranger très sympathique avec qui nous échangerons quelques minutes. Il se désole de voir progresser le bitume qui facilitera l’accès à ces milieux assez sauvages à l’autre forme de tourisme peu scrupuleuse de son environnement.
Je baisse la pression des pneus et nous entrons dans ce merveilleux parc naturel. La vitesse y est limitée à 60 km/h mais nous étions plutôt aux alentours de 50, subjugués par notre environnement. Le ciel est couvert, il ne pleut pas. Nous finirons même par sécher des deux dernières journées pluvieuses.







Nous ne dormirons pas au Landmannalaugar car le dernier gué est assez profond (enfin pour moi et ma monture). Il serait dommage de mettre la multi au bouillon et accessoirement, il faudrait payer le parking pour deux motos et deux jours.
Toujours est il, qu’après plusieurs arrêts pour photographier et sortir le drone que le premier gué nous bloque la piste. Gué facile d’après le ranger mais toujours impressionnant pour celui qui n’en a pas l’habitude.
Je fais une reconnaissance afin de ne pas me faire avoir comme le bleu que je suis. Pour ce premier gué, je passerais les deux motos et testerais l’étanchéité des bottes Klim. L’eau est passée au dessus des bottes mais le pantalon a du empêcher une inexorable inondation de mes pieds, mes chaussettes étant sèches.
C’est une expérience un peu risquée pour nos belles chargées, mais une fois de l’autre côté, j’avais l’impression d’être un explorateur ayant dompté les éléments.



Nous arrivons au camping situé à 35 km du Landmannalaugar situé au Landmannahellir. Nous nous poserons pour au moins deux nuits, la météo décidera de la suite.

Nous sommes au middle of nowhere et je suis étonné lorsque la personne à l’accueil m’indique qu’il n’a pas d’électricité sur site. Il y a un groupe électrogène qui tourne deux heures le matin et une heure le soir pour recharger les batteries et pomper de l’eau. L’électricité nous semble un bien acquis et essentiel, mais ici nous nous en passerons (vive le power Bank). Pas de réseau téléphonique non plus, il faut parcourir quelques centaines de mètres et grimper pour le capter. Nous ne sommes pas venus ici pour les réseaux sociaux donc tout va bien.
Nous installons la tente à temps, la pluie nous reçoit gentiment. Une fois le grain passé, nous décidons de faire une petite marche et demandons à la réception un petit tour sympathique. Nous suivrons les conseils et ne serons pas déçus. Il y a un petit chemin balisé mais encore une fois, nous pensons être les premiers à passer ici tels des pionniers.




La pluie nous accordera sa clémence, nous laissera nous doucher à 500 mètres de là puis elle nous intimera l’ordre de rentre sous notre toile pour un apéro 0 bien mérité.
Derniers points, il fait 10° mais seulement 4 en ressenti et il n’y a pas de caravane ou de camping car. Par contre, nous voyons des 4x4 aux roues démesurées signe que la vie ne doit pas être facile ici toute l’année.
Vivement demain qui ne doit pas être pluvieux voir partiellement ensoleillé.

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C’est un moment (peut être the moment) que j’attends avec impatience. Nous au milieu de rien. Enfin rien, quand je dis rien ce n’est pas rien se trouver dans les highlands. Nous allons passer d’un monde surpeuplé d’une certaine forme de tourisme à la nature, la vraie, la pure, presque non aménagée.
Nous faisons les pleins et partons par quelques routes qui se transformerons en pistes très bientôt. A l’entrée du parc naturel, nous faisons une halte pour prendre quelques forces et faisons la rencontre du ranger très sympathique avec qui nous échangerons quelques minutes. Il se désole de voir progresser le bitume qui facilitera l’accès à ces milieux assez sauvages à l’autre forme de tourisme peu scrupuleuse de son environnement.
Je baisse la pression des pneus et nous entrons dans ce merveilleux parc naturel. La vitesse y est limitée à 60 km/h mais nous étions plutôt aux alentours de 50, subjugués par notre environnement. Le ciel est couvert, il ne pleut pas. Nous finirons même par sécher des deux dernières journées pluvieuses.







Nous ne dormirons pas au Landmannalaugar car le dernier gué est assez profond (enfin pour moi et ma monture). Il serait dommage de mettre la multi au bouillon et accessoirement, il faudrait payer le parking pour deux motos et deux jours.
Toujours est il, qu’après plusieurs arrêts pour photographier et sortir le drone que le premier gué nous bloque la piste. Gué facile d’après le ranger mais toujours impressionnant pour celui qui n’en a pas l’habitude.
Je fais une reconnaissance afin de ne pas me faire avoir comme le bleu que je suis. Pour ce premier gué, je passerais les deux motos et testerais l’étanchéité des bottes Klim. L’eau est passée au dessus des bottes mais le pantalon a du empêcher une inexorable inondation de mes pieds, mes chaussettes étant sèches.
C’est une expérience un peu risquée pour nos belles chargées, mais une fois de l’autre côté, j’avais l’impression d’être un explorateur ayant dompté les éléments.



Nous arrivons au camping situé à 35 km du Landmannalaugar situé au Landmannahellir. Nous nous poserons pour au moins deux nuits, la météo décidera de la suite.

Nous sommes au middle of nowhere et je suis étonné lorsque la personne à l’accueil m’indique qu’il n’a pas d’électricité sur site. Il y a un groupe électrogène qui tourne deux heures le matin et une heure le soir pour recharger les batteries et pomper de l’eau. L’électricité nous semble un bien acquis et essentiel, mais ici nous nous en passerons (vive le power Bank). Pas de réseau téléphonique non plus, il faut parcourir quelques centaines de mètres et grimper pour le capter. Nous ne sommes pas venus ici pour les réseaux sociaux donc tout va bien.
Nous installons la tente à temps, la pluie nous reçoit gentiment. Une fois le grain passé, nous décidons de faire une petite marche et demandons à la réception un petit tour sympathique. Nous suivrons les conseils et ne serons pas déçus. Il y a un petit chemin balisé mais encore une fois, nous pensons être les premiers à passer ici tels des pionniers.




La pluie nous accordera sa clémence, nous laissera nous doucher à 500 mètres de là puis elle nous intimera l’ordre de rentre sous notre toile pour un apéro 0 bien mérité.
Derniers points, il fait 10° mais seulement 4 en ressenti et il n’y a pas de caravane ou de camping car. Par contre, nous voyons des 4x4 aux roues démesurées signe que la vie ne doit pas être facile ici toute l’année.
Vivement demain qui ne doit pas être pluvieux voir partiellement ensoleillé.

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Waouuu. Le gué me laisse perplexe
sur ma possibilité de pouvoir le passer
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Pierre Desproge
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Il faut toujours relativiser : De fortes pluies rendent les rivières des Highlands impraticables, prévient l'ICE-SAR

Article du jour sur Iceland Review
De fortes pluies dans les hautes terres islandaises ont fait monter les rivières et rendu les routes de montagne impraticables, ce qui a provoqué ICE-SAR pour mettre en garde les voyageurs contre toute tentative de traversée.
…
Les inondations se sont également aggravées à Mælifellssandur, un site qui a déjà posé des problèmes aux voyageurs plus tôt cet été. Suite à une enquête effectuée hier, l'ICE-SAR a confirmé que la zone est désormais impraticable, même pour les jeeps lourdement modifiées et les gros camions.
Il est conseillé aux voyageurs d’éviter ces zones jusqu’à ce que les conditions s’améliorent.
Quand la nature ne veut plus de touristes. Elle se fâche.
Ce n’est pas pour te décourager.
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Article du jour sur Iceland Review
De fortes pluies dans les hautes terres islandaises ont fait monter les rivières et rendu les routes de montagne impraticables, ce qui a provoqué ICE-SAR pour mettre en garde les voyageurs contre toute tentative de traversée.
…
Les inondations se sont également aggravées à Mælifellssandur, un site qui a déjà posé des problèmes aux voyageurs plus tôt cet été. Suite à une enquête effectuée hier, l'ICE-SAR a confirmé que la zone est désormais impraticable, même pour les jeeps lourdement modifiées et les gros camions.
Il est conseillé aux voyageurs d’éviter ces zones jusqu’à ce que les conditions s’améliorent.
Quand la nature ne veut plus de touristes. Elle se fâche.
Ce n’est pas pour te décourager.
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Le 27 juillet: journée au Landmannalaugar
Ce matin, réveil à 7h00, nous prenons notre temps, il fait soleil avec des températures ressenties dignes d’un réfrigérateur. Nous partons en duo pour limiter le cout du parking. Et oui, les islandais et leur sens des affaires…
La piste pour y arriver est moins jolie et surtout en moins bon état car très fréquentée. Il est 9h00 et nous ne croisons que peu de personnes, profitons en.





Nous aurons un mini gué à traverser, si mini que je n’ai même pas pris le temps pour analyser la situation. Un coup de gaz et nous sommes de l’autre coté.

Nous tournons à droite, changeons de piste et arrivons 10 km plus tard a l’entrée du Landmannalaugar symbolisé par des caméras.
Nous y sommes! Je stationne la moto sur le parking en amont des deux gués dont la profondeur me fera rester raisonnable. Nous nous changeons et partons pour une randonnée dont je n’ai rien préparé faute de réseau au camping.

Nous choisissons un itinéraire qui nous semble acceptable, compte tenu des dénivelés ici. Nous sommes tout de suite dans l’ambiance, des coloris aussi variés que jolis, des contrastes à couper le souffle. Des fractures de rétines en séries s’annoncent. Nous suivons les sentiers balisés qui nous font passer au milieu d’un champ de lave avec en arrière plan des montagnes de toutes les couleurs, du vert, du noir, du jaune, brun,…







A un moment, je regarde les traces sur le GPS et e rends compte que nous pourrions allonger un peu la boucle. Nous bifurquons et nous retrouvons dans le lit d’une rivière qu’il nous faudra traverser sur des cailloux posés par la main de l’homme.

Arrivés de l’autre côté, nous sortons du lit et là, nous attends un panneaux avertissant d’un passage dangereux. Nous commençons sans le savoir une ascension pour laquelle nous nous étions pas préparés, ni mentalement, ni physiquement.

Nous l’avons compris que trop tard. Nous grimpons, grimpons et grimpons encore dans ces paysageas grandioses que nous offre le Landmannalaugar.





Deux heures d’ascension plus tard, nous nous trouvons au sommet pour casser la croute. Nous venons de gravir Blahnukur, volcan culminant à 930 mètres.


Nos esprits retrouvés, nos estomacs remplis, nous entamons la descente à contre courant des marcheurs partis plus tard que nous.



Je me délecte de voir leurs visages d’essoufflés tels les nôtres il y a une demi heure à peine. Je note aussi l’inconscience de certaines personnes à emmener leurs enfants en bas âge. Arrivés en bas, nous décidons d’essayer un autre chemin sans grimpette. Nous ferons assez vite demi tour.

Nous retournons vers la moto où nous planifions d’aller faire le plein de la multi à 40 km (autant pour le retour) de là par des pistes un peu techniques par moments.




De retour au camp, nous fonçons sous la douche réconfortante.
Quel bonheur cette journée, telle qu’imaginée pendant ces longs mois d’attente.

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Ce matin, réveil à 7h00, nous prenons notre temps, il fait soleil avec des températures ressenties dignes d’un réfrigérateur. Nous partons en duo pour limiter le cout du parking. Et oui, les islandais et leur sens des affaires…
La piste pour y arriver est moins jolie et surtout en moins bon état car très fréquentée. Il est 9h00 et nous ne croisons que peu de personnes, profitons en.





Nous aurons un mini gué à traverser, si mini que je n’ai même pas pris le temps pour analyser la situation. Un coup de gaz et nous sommes de l’autre coté.

Nous tournons à droite, changeons de piste et arrivons 10 km plus tard a l’entrée du Landmannalaugar symbolisé par des caméras.
Nous y sommes! Je stationne la moto sur le parking en amont des deux gués dont la profondeur me fera rester raisonnable. Nous nous changeons et partons pour une randonnée dont je n’ai rien préparé faute de réseau au camping.

Nous choisissons un itinéraire qui nous semble acceptable, compte tenu des dénivelés ici. Nous sommes tout de suite dans l’ambiance, des coloris aussi variés que jolis, des contrastes à couper le souffle. Des fractures de rétines en séries s’annoncent. Nous suivons les sentiers balisés qui nous font passer au milieu d’un champ de lave avec en arrière plan des montagnes de toutes les couleurs, du vert, du noir, du jaune, brun,…







A un moment, je regarde les traces sur le GPS et e rends compte que nous pourrions allonger un peu la boucle. Nous bifurquons et nous retrouvons dans le lit d’une rivière qu’il nous faudra traverser sur des cailloux posés par la main de l’homme.

Arrivés de l’autre côté, nous sortons du lit et là, nous attends un panneaux avertissant d’un passage dangereux. Nous commençons sans le savoir une ascension pour laquelle nous nous étions pas préparés, ni mentalement, ni physiquement.

Nous l’avons compris que trop tard. Nous grimpons, grimpons et grimpons encore dans ces paysageas grandioses que nous offre le Landmannalaugar.





Deux heures d’ascension plus tard, nous nous trouvons au sommet pour casser la croute. Nous venons de gravir Blahnukur, volcan culminant à 930 mètres.


Nos esprits retrouvés, nos estomacs remplis, nous entamons la descente à contre courant des marcheurs partis plus tard que nous.



Je me délecte de voir leurs visages d’essoufflés tels les nôtres il y a une demi heure à peine. Je note aussi l’inconscience de certaines personnes à emmener leurs enfants en bas âge. Arrivés en bas, nous décidons d’essayer un autre chemin sans grimpette. Nous ferons assez vite demi tour.

Nous retournons vers la moto où nous planifions d’aller faire le plein de la multi à 40 km (autant pour le retour) de là par des pistes un peu techniques par moments.




De retour au camp, nous fonçons sous la douche réconfortante.
Quel bonheur cette journée, telle qu’imaginée pendant ces longs mois d’attente.

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sur les photos on en prend plein les mirettes alors j'imagine la réalité, pu;;in que c'est bôooooooo., graondioseeeeee, merciii

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Pierre Desproge
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