Le 27 juillet: journée au Landmannalaugar
Ce matin, réveil à 7h00, nous prenons notre temps, il fait soleil avec des températures ressenties dignes d’un réfrigérateur. Nous partons en duo pour limiter le cout du parking. Et oui, les islandais et leur sens des affaires…
La piste pour y arriver est moins jolie et surtout en moins bon état car très fréquentée. Il est 9h00 et nous ne croisons que peu de personnes, profitons en.
Nous aurons un mini gué à traverser, si mini que je n’ai même pas pris le temps pour analyser la situation. Un coup de gaz et nous sommes de l’autre coté.
Nous tournons à droite, changeons de piste et arrivons 10 km plus tard a l’entrée du Landmannalaugar symbolisé par des caméras.
Nous y sommes! Je stationne la moto sur le parking en amont des deux gués dont la profondeur me fera rester raisonnable. Nous nous changeons et partons pour une randonnée dont je n’ai rien préparé faute de réseau au camping.
Nous choisissons un itinéraire qui nous semble acceptable, compte tenu des dénivelés ici. Nous sommes tout de suite dans l’ambiance, des coloris aussi variés que jolis, des contrastes à couper le souffle. Des fractures de rétines en séries s’annoncent. Nous suivons les sentiers balisés qui nous font passer au milieu d’un champ de lave avec en arrière plan des montagnes de toutes les couleurs, du vert, du noir, du jaune, brun,…
A un moment, je regarde les traces sur le GPS et e rends compte que nous pourrions allonger un peu la boucle. Nous bifurquons et nous retrouvons dans le lit d’une rivière qu’il nous faudra traverser sur des cailloux posés par la main de l’homme.
Arrivés de l’autre côté, nous sortons du lit et là, nous attends un panneaux avertissant d’un passage dangereux. Nous commençons sans le savoir une ascension pour laquelle nous nous étions pas préparés, ni mentalement, ni physiquement.
Nous l’avons compris que trop tard. Nous grimpons, grimpons et grimpons encore dans ces paysageas grandioses que nous offre le Landmannalaugar.
Deux heures d’ascension plus tard, nous nous trouvons au sommet pour casser la croute. Nous venons de gravir Blahnukur, volcan culminant à 930 mètres.
Nos esprits retrouvés, nos estomacs remplis, nous entamons la descente à contre courant des marcheurs partis plus tard que nous.
Je me délecte de voir leurs visages d’essoufflés tels les nôtres il y a une demi heure à peine. Je note aussi l’inconscience de certaines personnes à emmener leurs enfants en bas âge. Arrivés en bas, nous décidons d’essayer un autre chemin sans grimpette. Nous ferons assez vite demi tour.
Nous retournons vers la moto où nous planifions d’aller faire le plein de la multi à 40 km (autant pour le retour) de là par des pistes un peu techniques par moments.
De retour au camp, nous fonçons sous la douche réconfortante.
Quel bonheur cette journée, telle qu’imaginée pendant ces longs mois d’attente.
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