Le 17 juillet: L’aventure commence
Nous nous réveillons tranquillement à 6h00, heure à bord (donc 7h00 en Islande), pour finir de ranger les affaires et aller prendre le petit déjeuner sans stress. Nous devons abandonner notre cabine une heure avant de débarquer soit à 8h30 (heure du navire).
Petite parenthèse concernant l’heure à bord. Elle correspond à l’heure du port d’attache du bateau. Cette heure ne change pas malgré le passage des fuseaux horaires. Un peu déroutant quand on ne connais pas la règle. Nous le saurons pour le retour.
Reprenons. Le pont des véhicules sera ouvert pendant un quart d’heure pour ceux qui souhaitent déposer leurs affaires, ce que nous ne manquerons pas de faire car sacs, casques et autre sacoche de réservoir nous gâcheraient le plaisir d’être sur les ponts extérieurs et de voir l’Islande s’offrir à nous.
Il est l’heure de retrouver nos belles et de les défaire des liens qui leurs permirent de ne pas souffrir pendant la traversée. De toutes façons, valises contre valises, elle n’allaient pas bouger. Il est en effet très difficile de relever sa moto si le voisin de droite n’a encore pas bougé.
La gueule d’acier s’ouvre et commence à régurgiter ces amas de ferrailles indigestes et puants. Une fois à terre, nous sommes contraint de passer la douane qui nous lâche au compte goutte afin de ne pas saturer l’unique route qui permet de quitter le fjord.
Ça y est! Nous y sommes enfin. Il faudra nous être patients pour nous retrouver seuls car la file indienne est longue, très longue. Nous prenons notre mal en patience et mettons de la zénitude dans notre corps.
Première ville, Egilsstaðir, nous nous arrêtons prendre quelques vivres, compléter les pleins afin de tester nos moyens de paiements, notamment l’application Orkan qui nous fait bénéficier d’une petite remise lors de nos pleins dans leurs stations. Elles sont faciles à trouver car colorées en rose. Etrangement, nous retrouvons des motards fraichement débarqués.
Nous prenons la direction d’Hengifoss, le ciel se lève, le soleil fait son apparition, la température devient insupportable, il fait près de 26 degrés. La route nous semble familière et nous remet deux années plus tôt.
Arrivés sur site, nous retombons sur le couple de motards, les Lyonnais, rencontrés à l’embarquement et retrouvés à bord lors de l’escale au îles Féroé. Nous troquons nos tenues de motards pour des tenues de randonneurs et attaquons le chemin.
Nous ferons l’ascension à pieds (2,5 km Dénivelé positif 270 m) jusqu’à la fameuse cascade en en découvrant d’autres en bonus sur le trajet.
Nous casserons la croute là haut, je n’ai pas envie de partir. L’irréel devenant réel, nous nous en mettrons plein les mirettes.
Nous finissons tout de même par redescendre en suivant un autre chemin.
Je rentre dans le GPS la prochaine destination, à savoir le canyon de Studlagil. Première piste, premières frayeurs, une partie de la piste est en travaux, il y a de gros cailloux, très gros sur une grosse épaisseur, c’est assez meuble. L’Islande veut tester nos nerfs, notre dextérité ou notre volonté d’avancer. Arrivés au canyon, nous y trouverons un camping pour passer la nuit dans une ronde quasi ininterrompue de véhicules en tous genres.
Le camp installé, nous irons voir le canyon, encore pas mal de dénivelé histoire de finir avec les jambes tétanisées. Heureusement, nous avons acheté un breuvage de récupération à base d’eau et de houblon accompagné de gâteau salés. Le site est en pleine expansion, le nombre de sanitaires au camping n’est pas adapté au nombre d’emplacements. Egalement, les aménagements (passerelles, escaliers) pour visiter le canyon se multiplient laissant présager une augmentation de la quantité de touristes.
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